mercredi, novembre 02, 2005

Changement d'adresse

Hélas, ce site commence à être pollué par des commentaires qui n'ont rien à voir avec le contenu, mais qui ont de simples visées commerciales. C'est regrettable, mais qu'y faire...

Dorénavant, ce blog continue à une autre adresse:

http://recteur.blogs.ulg.ac.be/

Désolé pour ce contretemps et merci de suivre...

A bientôt.

lundi, octobre 31, 2005

Une réflexion collégiale pour l'Administration

La semaine dernière, la réforme de l’Administration centrale mise en place dès les conseils d’administration du 3 et du 19 octobre, s’est prolongée et complétée par un séminaire de réflexion réunissant, le 26 octobre, les directeurs et coordinateurs de l’administration avec les Autorités académiques. Afin d’améliorer la communication interne, accélérer les flux d’information entre les services et accroître leur efficacité, diverses procédures et améliorations techniques ont été mises au point. Le mode de prise en charge, de traitement et de suivi des dossiers a été entièrement revu. Une concertation permanente sera mise en place au sein de ce groupe pour faire face à tous les problèmes rencontrés, assurer l’adaptation constante de l’Institution aux exigences administratives souvent imposées de l’extérieur et organiser une circulation plus fluide des informations.

Composé du Recteur, du Vice-Recteur, de l’Administrateur, du Directeur général ainsi que des directeurs ou coordinateurs des grandes divisions de l’Administration centrale — Enseignement et Etudiants, Affaires académiques, Recherche, Interface, Ressources financières, Ressources humaines, Ressources immobilières, Service juridique, Relations Extérieures (publiques, internationales, communication), SEGI — ce groupe doit devenir une entité fonctionnelle permanente. Il constituera dorénavant le nouveau Collège des Directeurs. Le Collège se réunira régulièrement pour assurer à ces améliorations un suivi adéquat. Il examinera les aspects complexes liés à l’exécution des décisions du Conseil. Il coordonnera les différents aspects de la prise en charge des dossiers impliquant plusieurs administrations différentes. Sa mise en place s’imposait, suite aux modifications instaurées dans l’ensemble des mécanismes de fonctionnement de l’Administration centrale.
Comme le Collège rectoral en amont, le Collège des directeurs consitue donc en aval du C.A. une nouveauté qui devrait s’avérer très efficace et très positive pour l’ensemble de l’Institution.

dimanche, octobre 30, 2005

Le retour !

Afin de répondre à une demande de la part de personnes extérieures à l'ULg qui regrettent l'arrêt du blogue depuis que j'en ai créé un en interne, réservé aux membres de la communauté universitaire, j'ai décidé de recopier ici, aux dates où ils ont été publiés, les articles de l'autre blog ou du moins ceux qui peuvent s'adresser à chacun. Je garde évidemment en publication interne les articles qui ne concernent que les membres de l'ULg.

samedi, octobre 29, 2005

Superhéros malgré lui

Fort flatteuse attention du magazine économique Trends-Tendances cette semaine, de me classer parmi les 20 superhéros qui sauveront la Wallonie !

Mais gardons la tête froide. Je n’ai rien d’un superhéros — si tant est qu’un tel phénomène existe — et je n’ai nullement la prétention d’un jour sauver la Wallonie ! J’ai déjà assez fort à faire avec l’avenir de l’ULg ! Toutefois il est intéressant de voir que, dans ce contexte et parmi la variété fort hétéroclite de lauréats (de Justine Henin à Jean-Pierre Berghmans, en passant par Girls in Hawaï !), on ait voulu choisir un recteur d’université. Il fut un temps où cela ne serait venu à l’idée de personne !

Au delà du côté fantaisiste de ce hit-parade et grand-guignol de cette appellation non contrôlée, j’en retire que l’Université commence à être considérée comme un élément majeur de la relève économique — un discours que nous tenons depuis longtemps — mais qui commence à apparaître de plus en plus souvent dans la bouche des politiques et sous la plume des journalistes. Que ce soit le recteur de l’ULg qui ait été choisi honore notre institution. Sans doute mon style et mon ton habituel sont-ils à la base du choix, de même que mes affirmations osées quant à l’avenir du paysage universitaire francophone en Belgique, mais c’est surtout la position d’avant garde de l’ULg dans le domaine de l’interaction avec les milieux extérieurs qui justifie, je pense, cette sélection.

Pour ce qui est du titre : “L’Université devient une entreprise”, il s’agit là d’une opinion journalistique qui n’est pas la mienne et certainement d’une expression que je n’ai jamais utilisée. En effet, je ne pense pas que l’Université devienne une entreprise, précisément. Pour moi, elle est, à tout le moins, une entreprise pas comme les autres. Si l’on accepte cette nuance, je suis d’accord avec le titre, qui signifie alors que l’Université doit être gérée comme une sorte d’entreprise, entreprise scientifique et culturelle hors normes, avec des outils de gestion qui sont ceux des entreprises. Là, je n’ai pas de problème et j’acquiesce. Mais ce ne serait pas suffisant pour faire l’objet d’un article de ce genre.

Il faut beaucoup méconnaître la structure de l’Université, ses traditions, sa spécificité et ses finalités pour imaginer qu’on puisse transposer le modèle de fonctionnement d’une entreprise à l’Université. La notion de produit, comme celle de profit, sont fondamentalement différentes. Les fonctions de chefs de service ou de département n’ont rien à voir, pas plus que la structure hiérarchique. Bref, on pourrait s’étendre beaucoup sur cette comparaison impossible, aussi limitons nous à affirmer que les principes de gestion doivent y être ceux d’une entreprise et restons-en là.

J’eusse préféré un titre comme “L’Université devient un acteur économique qui compte” mais voilà, on ne m’a pas demandé mon avis, ni sur le titre, ni sur la teneur de l’article, ni sur le titre redoutable de superhéros wallon !

dimanche, octobre 23, 2005

Un succès !

Le sage est bel et bien revenu !
Très ému de se retrouver dans la Salle Académique où il a enseigné longtemps aux étudiants en droit, et devant une salle archi-comble (toutes nos excuses aux personnes auxquelles on a dû, pour des raisons de sécurité, refuser l’accès), Pierre Harmel nous a donné une triple leçon de rhétorique, de sagesse et de jeunesse de pensée absolument bouleversante. Il nous a rappelé combien il est agréable et raffraîchissant de rencontrer un homme au dessus de la mêlée, un homme qui pense sans relâche, qui, à 95 ans, reste quotidiennement en contact avec la réalité du monde. Avec un dynamisme époustouflant, il a su nous communiquer son enthousiasme, ses inquiétudes et ses espoirs pour la jeunesse qui nous suit. Un moment exceptionnel comme on n’en vit pas beaucoup.
J’épinglerai en particulier son plaidoyer pour le dialogue entre les peuples, entre les gens et sa proposition que chacun d’entre nous accueille dans sa famille un jeune étranger car c’est comme cela que la compréhension et l’estime mutuelle peuvent naître et durer.
Une grande leçon, un grand homme, un grand moment.

Pourquoi partir ?

L’excellent commentaire de Rudi Cloots à mon affichage précédent, Partir…, m’amène à m’expliquer avec un peu plus de précision sur ce que j’attends d’un séjour de longue durée à l’étranger. En effet, cela ne peut se résumer à chercher un dépaysement.

Il s’agit en fait:

- d’exercer son métier dans un autre environnement, de cesser de ronronner dans les mêmes idées, de discuter autrement de son travail, de ses recherches;

- de changer éventuellement d’axe de recherche, d’aborder les problèmes autrement, voire de changer de sujet et de réaliser qu’il y a éventuellement mieux à faire que ce qu’on fait;

- de bénéficier d’autres approches méthodologiques ou techniques, de discuter au quotidien avec d’autres chercheurs que ceux de son environnement d’origine;

- de vivre ailleurs, d’être confronté aux difficultés que rencontrent nos visiteurs lorqu’ils viennent chez nous (visas, problèmes de langue, logement, etc…);

- d’améliorer sa connaissance des langues étrangères pour autant que le séjour ne se fasse pas en francophonie;

- de créer des liens souvent très solides avec des chercheurs étrangers, infiniment mieux que dans des colloques et congrès, ou même lors de courts séjours, forcément trop brefs, d’entrer ainsi dans la grande famille des chercheurs migrateurs au sein de laquelle existe une solidarité et une reconnaissance mutuelle inimitables;

- de se grandir et retrouver éventuellement son université avec un regard différent et pouvoir ainsi contribuer utilement à son évolution, en connaissance de cause;

- de transmettre, après son retour s’il a lieu, à ses étudiants, le sens du voyage et de la mobilité, en ayant montré l’exemple.

Certes, je ne prétends pas qu’on ne peut être un bon universitaire sans cela, mais je prétends qu’une université comme la nôtre se doit de vérifier l’acquis de cette expérience chez toute personne qui va faire partie de la Maison pour longtemps et donner l’exemple aux jeunes. C’est un critère, sinon obligatoire, en tout cas prépondérant parmi ceux qui prévalent lors du choix d’un membre définitif de l’Institution.

mardi, octobre 18, 2005

Partir...

Un long débat s’est installé dans l’Institution ces dernières années concernant les séjours à l’étranger que nous imposons — avec une fermeté toute relative — avant toute nomination à un poste permanent (premier assistant, chercheur qualifié et, a fortiori, chargé de cours) et une clarification s’impose.
Certes, il s’agit là d’un beau cas de discussion au sein du Collège rectoral, mais je désire dès à présent faire part de mon avis sur le sujet.

Tout d’abord, je ne parle ici que de séjours de longue durée : 6 mois au moins, mais de préférence un an, d’un seul tenant, et non d’une accumulation de petits séjours ou visites étalés dans le temps. Je ne parle que de séjours consacrés majoritairement à une activité de recherche, conduisant à une ou des publications, que l’intéressé(e) a rédigé seul(e) ou en collaboration, attestant de son activité scientifique (au sens large).

Pourquoi de tels séjours ? Parce qu’ils sont l’occasion d’une réelle sortie de son milieu professionnel et d’une adaptation à un autre environnement et une autre culture, dans bien des cas. Une université qui se veut internationale ne peut faire moins que de s’assurer que ses enseignants et ses membres permanents aient fait l’expérience d’un dépaysement professionnel important. En effet, comment demander de manière crédible aux étudiants d’aller étudier ailleurs (on me pardonnera de ne pas encore redire pourquoi c’est souhaitable !) si on n’a, soi-même, fait l’expérience d’un séjour dans un autre pays ?
Et, bien sûr, s’il est souhaitable d’avoir fait la preuve de sa capacité de collaborer avec des collègues étrangers, d’avoir même, si possible, un renom international, de s’être intégré dans un réseau international de recherche, cela n’enlève rien à l’intérêt d’avoir vécu et significativement travaillé ailleurs.

Je pense donc qu’il est bon que le critère ’séjour à l’étranger’ ait une bonne place parmi ceux qui sont pris en compte pour une nomination à titre définitif à l’ULg.

Il est clair que cette exigence peut, dans certains cas, ne pas être rencontrée, à condition qu’une argumentation sérieuse justifie cette carence et que de telles exceptions soient et restent rares et ne risquent donc pas de devenir la règle.

Le mauvais argument est de dire qu’on n’a jamais été prévenu de cette exigence. Il y a suffisamment longtemps que le Conseil d’Administration a annoncé cette règle. Malheureusement, il ne l’a pas toujours appliquée avec la même rigueur.

Je souhaite qu’elle soit dorénavant clairement réaffirmée et que chaque chercheur débutant à l’ULg en soit averti et ne puisse ultérieurement arguer du fait qu’il ignorait cette obligation.

Pour être complet, il faut préciser que le Conseil a également établi que, si des exceptions pouvaient être retenues et des nominations comme chargé de cours acceptées malgré l’absence d’un séjour à l’étranger, cette déficience serait prise en considération dans les éventuelles demandes de promotion. Là aussi, il convient d’être ferme mais pas inébranlable. Toutefois, une argumentation convaincante est alors nécessaire pour justifier des mérites d’une promotion dans ces conditions.

On comprendra donc que l’intention n’est pas d’être ‘intégriste’ mais de faire en sorte que la très grande majorité de nos collègues soient à l’avenir forts d’une expérience solide de travail à l’étranger.

dimanche, octobre 16, 2005

Fusion totale...

Comme vous le savez, au cours de l’année académique écoulée, HEC s’est intégré à l’ULg pour former la grande Ecole de Gestion de Liège, HEC-Ecole de Gestion de l’ULg.
Ce samedi, cette intégration a gravi un échelon supplémentaire: la fusion de l’association des anciens de HEC et de l’association des anciens de l’EAA en une seule organisation. Cette union fut suivie d’une soirée convivale et sympathique rassemblant les anciens des deux ex-institutions où tout le monde fut réuni.

Cette soirée, comme la fusion des associations qui l’a précédée, sont pour moi un signe clair de la réussite du lancement de la nouvelle Ecole et je m’en réjouis. Le succès se manifeste par ailleurs par le nombre de nouveaux inscrits à l’Ecole, qui équivaut au moins aujourd’hui à la somme des étudiants de HEC et du département des Sciences de Gestion de l’ULg en 2004-2005.

Un sage revient à l'ULg

J’avais promis un retour en force de l’Ulg sur la scène culturelle liégeoise. J’ai le plaisir d’en voir la concrétisation dès cette semaine dans le cadre des Grandes Conférences Liégeoises, une organisation dans laquelle j’ai inscrit notre Institution depuis quelques mois, aux côtés de la Ville de Liège.

Les Grandes Conférences ont l’ambition de recevoir à Liège des orateurs prestigieux et de compléter ainsi un rôle assuré par le Grand Liège et par l’Emulation, sans toutefois entrer en compétition avec ceux-ci, le pari étant qu’il y a place, à Liège, pour une vie culturelle plus large que celle qui s’y déroule aujourd’hui et qui est bien fournie, mais insuffisante sur le plan des conférences pour un public large, dans une ville universitaire comme la nôtre.

Nous aurons 5 conférences dans ce cycle cette année, assurées respectivement par Pierre Harmel, André Comte-Sponville, Jacques Vergès, Axel Kahn et Jean-Claude Guillebaud, personnages prestigieux, controversés parfois et souvent provocateurs, dont la contribution ne peut être que stimulante pour la réflexion de chacun.

Quel plus beau lieu, et plus adéquat, que la Salle Académique de l’Université pour tenir ces Grandes Conférences ?

Pierre Harmel, ancien premier ministre (1965) et ministre belge des Affaires étrangères pendant 8 ans, un homme qui a profondément et durablement marqué la vie publique belge et internationale, est professeur ordinaire émérite de l’Université de Liège. Comment choisir un meilleur orateur pour inaugurer cette série ?

Souvenons-nous de son intervention dans le réglement de la question scolaire qui déchira notre pays il y a près de 50 ans.
Souvenons-nous qu’il a représenté la Belgique au plus haut niveau des relations internationales dans l’époque troublée des années 60, lors de la construction du mur de Berlin et de la la confrontation USA-URSS à Cuba.
Souvenons-nous du rôle qu’il a joué dans la politique de l’OTAN et dans la détente effective entre ce que l’on appelait alors les 2 blocs.
En 1967, ce que l’on avait appelé le “rapport Harmel” qui deviendra très vite une “Doctrine Harmel” contribuera considérablement à réduire les tentions entre l’Est et l’Ouest : la fermeté dans le dialogue, la détente sous haute sécurité, des principes devenus aujourd’hui très répandus.

A plus de 90 ans, Pierre Harmel reste d’une lucidité étonnante dans son analyse de la vie politique et de l’évolution de la société et de l’Europe. Avec un titre particulièrement visionnaire pour un homme de son âge, « Certitudes, probabilités et surtout espérances pour 2030 », le professeur émérite de l’ULg nous livrera son témoignage et son message lors d’un événement unique à ne pas manquer.

J’espère vous voir nombreux le 20 octobre prochain à 20h30 dans la Salle Académique de l’ULg pour la première des Grandes conférences Liégeoises et y partager le verre de l’amitié, offert par l’ULg.

www.grandesconferencesliegeoises.be